Interview
Alan Raude

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Parcours/1

Parcours/2

Sa connaissance
du gallo

Histoire de
Bretagne

Etymologie/1

Etymologie/2

Identité Gallèse

Linguistique
Gallèse

Ecriture
Gallèse/1

Escrirr Le Galo (ELG)
Ecrire le Gallo

Identité gallèse

LL : Pour quelle raison voyez-vous que des gens natifs du pays gallo et en connaissant la langue se sont-ils mis à apprendre le breton ?
AJR : Il y en a effectivement un bon nombre, de gens tout à fait sérieux. Je pense à R. Praud de la Monnerie, Gaston Latimier, Marcel Le Clerc, Job Martin, Jorda Caouissin, à notre collaborateur Maurice Joubin, mais il y a aussi des cas inverses, des bretonnants qui ont appris le gallo, comme notre ami Jacques Gueguen. Il s'ensuit que souvent notre travail d'étude du gallo se fait en langue bretonne. Nous avons en Bretagne deux langues. Il est normal d'utiliser les deux moyens d'expression du patrimoine breton. Les gallos qui apprennent le breton se rendent aussi compte que l'action linguistique est plus urgente encore que pour le gallo. Pour un francisant, apprendre le gallo, langue romane, est plus facile que d'apprendre le breton, totalement étranger au français. Apprendre le gallo est comme apprendre l'espagnol ou l'italien, ce n'est pas la mer à boire. Malheureusement aussi le gallo manque de littérature, ce qui n'est pas le cas du breton. Si on veut assimiler complètement le patrimoine breton on a besoin de la langue bretonne.

LL : Le gallo ne risque-t-il pas de disparaître par un phénomène de dissolution ?

AJR : J'espère que non. Le danger existe, mais du point de vue du patrimoine breton ce serait une perte. Il ne faut pas le mettre à la poubelle, il faut le faire valoir. Il le mérite. Le gallo est à mon avis un moyen d'expression remarquable

LL : C'est vrai que du point de vue identitaire le breton "parle plus" que le gallo ?
AJR : Oui, mais en grande partie parce que le gallo n'a pas été cultivé dans le sens du patrimoine breton. On peut le comparer au galicien qui, vis à vis de l'espagnol castillan, est tout à fait identitaire. Si on traite le gallo comme un patois, en disant que c'est du français déformé, ce que l'on a trop entendu, cela ne suscitera pas de vocations chez les bretonnants, et guère plus chez les gallésants.

Ecriture
Gallèse/2