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La
morphologie dérive du bas-latin, ainsi que la majeure partie du vocabulaire.
Celtiques continentaux - Les mots celtiques non-bretons
présents en britto-roman sont en général ceux que l’on trouve aussi
bien en langue d’oc qu’en langue d’oïl (ex.: jarèt « jarret », breton
gar; buaéy, oc: bugada, breton bugad, etc.). Ces mots peuvent exister
en breton armoricain et manquer en gallois.
Germaniques - Un bon nombre de mots viennent du
francique (estórr « attaque », breton stourm, allemand Sturm ; hachae,
etc. Ils sont en général aussi présents en français ou dans d’autres
parlers gallo-romans, d’oïl et d’oc. Le norois, apporté par les Vikings,
a aussi fourni un stock de vocabulaire important, notamment dans le
domaine maritime. On a ainsi beit « appât », silhae « naviguer à la
voile », etc. Ces mots nordiques existent évidemment souvent en normand,
mais également en breton.
Bretons - Beaucoup de mots sont présents à la
fois en breton et gallo. Prendre garde de ne pas inverser le sens des
emprunts (voir les séries ci-dessus). Un bon nombre de mots bretons
sont en usage dispersé dans les parlers gallos : cosscoraéy « famille
», de koskor, agôvreu « dot », de argouvrow (gallois argyvrau), loé
« taureau » (breton leue « veau », amoés « habitude » (breton boes,
gallois moes), hôrd « bélier » (gallois hwrdd).
La sémantique présente de nombreux points
de contact avec le breton . Ex.: peczae « coller », breton pegañ, tuae
« éteindre », comme en breton lazhañ, etc.
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