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La
plus grande partie des écrits anciens est constituée de chartes et documents
administratifs, judiciaires, etc... qui se présentent comme rédigés
dans la langue de la métropole de Tours. Les caractéristiques britto-romans
y sont accidentelles.
Oeuvres
littéraires
12°
siècle
La Chanson d’Aquin écrite dans la région de Saint-Malo : 3087
vers. Recopiée en graphie franco-normande (édité par Jouan
des Longrais, Nantes, 1880).
Le Livre des Manières d’Estienne de Fougères, évêque de Rennes
(+1178) : 336 quatrins octosyllabes, inspirés de l’Ecclésiaste (édité
par A. Lodge, Genève, 1979).
16° siècle
Les auteurs ultérieurs écrivent en français plus ou moins inprégné de
britto-roman. C’est ainsi que chez Noël du Fail (v. 1520-1591, Propos
rustiques, Baliverneries, Contes d’Eutrapel) ne manquent
pas d’expressions gallèses qui échappent au lecteur francisant.
Epoque moderne
multitude de textes mineurs, le plus souvent humoristiques, pièces de
théatre dépeignant le milieu rustique.
La littérature orale des contór recueillie notamment par P. Sébillot
est le plus souvent traduite en français.
Peu de chansons en gallo véritable : le « patois » n’est pas digne d’être
chanté, et on chante donc en français.
Parmi les auteurs qui font preuve d’un réel effort de composition littéraire
:
Jean Chapron (Châteaubriant), Lettres rustiques,
Armand Dagnet (Fougères), La Fille de la Brunelas,
Jean Lancelot (alias Choleau, Vitré), Chansons et Propos rustiques,
Jeanne Malivel, Les Sept Frères.
Epoque contemporaine
Chez les contemporains, nous avons de nombreux auteurs encore vivants.
Il est trop tôt pour faire l’éloge de leurs oeuvres, mais on trouve
chez eux beaucoup de verves et d’inspiration poétique.
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