Menu

Le gallo ou britto-roman

Le Nom

Extension

Subdivisions

Britto-Roman
primitif

Britto-Roman
d'Oïl

Britto-Roman
et Vieux-Français

Gallo et Français

Eléments latins

Ecrits et Littérature

Les linguistes romanisants incluent souvent le britto-roman dans le vieux-français, identifié à « langue d’oïl du Moyen-Age ».
Le britto-roman connu depuis le 11ème siècle a des traits communs avec les autres branches occidentales de la langue d’oïl : normand, angevin, poitevin, traits qui les distinguent du francien.
Le plus évident est la diphtongue EI, qui correspond au OI du français. Certains traits sont communs au normand et au britto-roman du nord : dépalatalisation de LH mouillé (sôlelh prononcé sôlél, sôlé), passage de EN à AN, diphtongaison de ANT à AUNT.
Enfin, certains traits sont spécifique du britto-roman :

Ø Il est douteux que la déclinaison du vieux-français (cas-sujet, cas-régime) ait existé régulièrement en Bretagne.

Ø La disparition de l’« E-muet » final est beaucoup plus ancienne en britto-roman, qu’ en français. Elle était achevée au ème siècle

Ø Il existait en britto-roman une spirante dentale sourde (TH anglais dur, ou Z espagnol), remplaçant un /TS/ de la langue d’oïl primitive (là où le normand a un CH). La différence entre le britto-roman et le francien est souvent plus ou moins cachée, dans les textes anciens, par une graphie francisante. Mais d’autre part le britto-roman était sur bien des points moins différent du francien que le gallo moderne n’est différent du français.

Britto-Roman et Vieux-Français